La taupinière


Scandale en bikini

Entre la radio, les devoirs, le bol de pop corn, le stage non-rémunéré et le sex tape de Rémi-Pierre Paquin, je prends une minute pour vous dire que « lol, ça chiale finalement sur le cover du Biscuit chinois sorti en mai dernier. » Parce que, tsé, la fille a un bikini de viande, mais il est pas super évident non plus alors on peut aussi interpreter ça comme quoi c’est LA FILLE, la pièce de viande! (…)

Ça va de soi:  de la viande « gaspillée » et une fille peu vêtue, le chatouille-hippie par excellence. Je pense quand même pas que c’était le but de l’éditeur en développant cette idée-là. Connaissant Biscuit, je crois que c’est plutôt pour montrer qu’ils sont pas stuck up (contrairement à bien des revues, on se cachera rien) et c’est bien réussi. Ça surprend, ça fait « ouache », ça intrigue. Les anciens numéros avaient tous un petit quelque chose d’original, mais j’avouerai que celui-là, c’est le plus audacieux.

Je trouve ça beau, sympa, efficace. Vous?

biscuit chinois

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Eh viande!
mai 12, 2009, 11:49
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biscuitLe vendredi 22 mai à 19 h 30 au bar La Risée à Montréal – Venez!



Un Biscuitien publie
avril 1, 2009, 4:35
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Hier au soir j’apprenais, de par l’ami Littéraire, qu’un jeune auteur et membre du comité de lecture de notre revue préférée venait tout juste de publier un recueil chez Marchand de feuilles. Ah, écrire un livre, ce que tout le monde (surtout les blogueurs?) semble en train de faire ces temps-ci… Faut croire qu’il y en a des plus chanceux talentueux que d’autres.

William S. Messier est un nom que j’avais retenu en lisant Biscuit, puisque ses nouvelles sont toujours bien écrites et originales, fruit d’une imagination à rendre jaloux. Voici le résumé de Townships, disponible en librairies depuis le 27 mars:

marchanddefeuilles001006 » Les années 1960 aux États-Unis sont une énorme peine d’amour.  »

Pendant que le D.J. des glissades d’eau annonce la mort de Gerry Boulet, un camionneur sillonne les Townships et y rencontre quantité de personnages grandiloquents. Parmi ceux-ci, les deux seules waitress siamoises sur terre qui travaillent à la Cantine 112 dans les Cantons-de-l’Est.  » Lina dit que c’est parce qu’on faisait un vœu avant de sortir du ventre de notre mère, pis que c’est moi qui ne voulais pas la lâcher.  » Notre jobbeur écoute l’émission de Rainier Hamilton à KXKL 105 FM, qu’on arrive seulement à capter en longeant la grande ligne entre Saint-Alexandre et Notre-Dame-de-Stanbridge, et croise sur sa route des employés d’Olymel, des Américains venus voir le hockey en ville et une femme qui fait du pouce en manteau de fourrure, qu’il débarque au Shell de Mystic. Légendes et récits des Cantons-de-l’Est, vus à travers un œil de verre, tissent la courtepointe de ce recueil.

Je ne connais pas Messier personnellement (s’il lit ceci, il est assurément très honoré qu’on l’appelle par son nom de famille), mais j’ai la prémonition qu’il deviendra big.  En sortant du bureau, je cours acheter Townships (et ma carte de bus, foutu 1er du mois). On s’en redonne des nouvelles.



Littérature… pop!
avril 1, 2009, 2:17
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couvtelecminJe ne doûte pas de la qualité de L’insoutenable légèté de l’être ou autre L’écume des jours. Si j’hausse le sourcil gauche quand tu me dis que c’est le meilleur roman du monde, c’est que je suis un peu snob et que j’ai envie de te dire « Get over it, lis quelque chose de de frais. 

Lis Biscuit chinois. C’est une revue littéraire pop, ça veut dire que c’est des textes accessibles à tous, un peu comme une désacralisation de la Littérature. Mais t’inquiètes pas, les textes sont top-qualité pis t’auras encore l’air cool si tu la lis dans le métro: c’est la revue la plus hip du moment. La différence avec ton livre, c’est que Biscuit chinois même ta mère pourrait aimer ça, genre.  Elle serait peut-être choquée à une couple de place (y’a de l’humour dark, absurde, et des choses pas mal sexu-sex), mais sur une douzaine de nouvelles, y’en a ben 2-3 qui feraient son affaire. Ha, pis je sais que t’aimes cuisiner, faque tu peux faire des biscuits et mettre les aphorismes du bas des pages dans ta recette. Ben oui, comme des vrais fortune cookies mais en plus drôle. Tu lis quoi là? Fuck, Balzaac, y’est pas mort lui? Encourage donc la relève, à place. »