La taupinière


Salon du livre de cuisine 2008

I totally did it, j’ai bravé le Salon du livre un samedi. Entre un panini à 12 $ et des paparazzi shots de soeur Angèle, j’ai eu le temps d’aller lancer des fleurs aux artistes qui les méritaient. J’ai aussi réalisé que, justement, y’avait pas mal de gens qui étaient là pour des livres de cuisine.

Le goût de Louis, la Di Stasio, maman Taillefer, Ricardo, et j’en oublie sûrement une bonne trentaine, tous y étaient. Celui-là, justement, merde! Une file d’atente de douze kilomètres, une file d’attente trois fois plus longue que celle pour Marie Laberge, Michel Tremblay et J.K Rowling réunis. Sacré Ricky. Décidément, les livres de recettes sont la nouvelle  littérature (merci à emsi pour ce statement).

Pour ma part, y’a pas grand chose qui m’excite chez ces stars gourmandes. En fait, je les ai toujours un peu méprisé: traumatisme qui remonte au temps où on n’avait qu’une seule télé et que ma mère voulait écouter Bon appétit en même temps que jouait Félix et ciboulette. Soit. Je suis quand même allée saluer l’ami Bob Le Chef, étant une fan finie de ses capsules, dispos sur la web tv 33 mag. Le gars est jeune, drôle, relax, et il nous présente des recettes pas chères, que n’importe quel ado lâche est capable de faire. Rien à voir avec un fendant qui te donne le goût de casser ta tévé avec ta gueule, ou encore avec un Curieux Bégin qui profite du vino sans toutefois être chef (il est comédien, héhé). C’est vraiment hot ça, d’encourager les jeunes à bouffer autre chose que de la grosse junk sale, et sérieusement, avec l’attitude qu’il a, Bob a de l’influence. Je pense à mon jeune frangin qui s’amuse à nous concocter des plats signés Bob, ou à mon cousin a.k.a le gars le plus difficile du monde qui n’a jamais osé goûter à des fuckin’ binnes (wtf) mais qui mange maintenant du couscous.

L’anarchie culinaire selon Bob Le Chef, est maintenant sur les tablettes des librairies. Le livre est agréable et facile à consulter, les jokes sont bonnes et les photos, malades. Des recettes pour moins de 10 piastres, moi, j’aime ça. Sans oublier les techniques de cruise reliées à pas mal chaque plat succulemment présenté. Plutôt nice, considérant que j’ai jamais réussi à charmer personne avec mes talents de cuisinière. À tous les mecs qui ont ri de ma gueule quand je ratais des SideKick, sachez que depuis Bob, je suis une vraie de vraie hot hot cook. Et je ne fais plus de SideKick.

Publicités