Classé dans : Littérature | Mots-clefs: biscuit chinois, marchand de feuilles, publication, townships, william s. messier
Hier au soir j’apprenais, de par l’ami Littéraire, qu’un jeune auteur et membre du comité de lecture de notre revue préférée venait tout juste de publier un recueil chez Marchand de feuilles. Ah, écrire un livre, ce que tout le monde (surtout les blogueurs?) semble en train de faire ces temps-ci… Faut croire qu’il y en a des plus chanceux talentueux que d’autres.
William S. Messier est un nom que j’avais retenu en lisant Biscuit, puisque ses nouvelles sont toujours bien écrites et originales, fruit d’une imagination à rendre jaloux. Voici le résumé de Townships, disponible en librairies depuis le 27 mars:
” Les années 1960 aux États-Unis sont une énorme peine d’amour. “
Pendant que le D.J. des glissades d’eau annonce la mort de Gerry Boulet, un camionneur sillonne les Townships et y rencontre quantité de personnages grandiloquents. Parmi ceux-ci, les deux seules waitress siamoises sur terre qui travaillent à la Cantine 112 dans les Cantons-de-l’Est. ” Lina dit que c’est parce qu’on faisait un vœu avant de sortir du ventre de notre mère, pis que c’est moi qui ne voulais pas la lâcher. ” Notre jobbeur écoute l’émission de Rainier Hamilton à KXKL 105 FM, qu’on arrive seulement à capter en longeant la grande ligne entre Saint-Alexandre et Notre-Dame-de-Stanbridge, et croise sur sa route des employés d’Olymel, des Américains venus voir le hockey en ville et une femme qui fait du pouce en manteau de fourrure, qu’il débarque au Shell de Mystic. Légendes et récits des Cantons-de-l’Est, vus à travers un œil de verre, tissent la courtepointe de ce recueil.
Je ne connais pas Messier personnellement (s’il lit ceci, il est assurément très honoré qu’on l’appelle par son nom de famille), mais j’ai la prémonition qu’il deviendra big. En sortant du bureau, je cours acheter Townships (et ma carte de bus, foutu 1er du mois). On s’en redonne des nouvelles.
6 commentaires jusqu'à présent
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” Les années 1960 aux États-Unis sont une énorme peine d’amour. “
Je suis vraiment influençable par les belles pochettes d’album ou couvertures de livres. Tête d’aigle = une vente de plus (moé).
Commentaire par crinoline avril 1, 2009 @ 5:29Belle couverture indeed, et la vraie version (voir le commentaire plus bas)est mieux.
Commentaire par La taupe avril 1, 2009 @ 10:58Hey,
Merci pour ce beau mot! C’est gentil. Et oui, qu’on m’appelle “Messier” me rend à la fois très honoré et nostalgique de mes quelques années de joueur de hockey où tout le monde semble s’appeler par son nom de famille.
Il faut noter que la couverture est plutôt jaune et non rouge. Ça ressemble plus à ça :
http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=1001771&def=Townships%2cMESSIER%2c+WILLIAM%2c9782922944525
Bonne lecture!
Commentaire par Will avril 1, 2009 @ 9:15Pas de quoi! Au fait, c’est Dominic Tardif qui m’a updaté.
Je lis ça, au plaisir de te le faire dédidacer au prochain lancement de Biscuit.
Commentaire par La taupe avril 1, 2009 @ 10:55[...] des trouvailles sur le net, ou je suis influencée par la couverture nice (comme disait emsi dans mon dernier billet) ou même par le titre. Je me suis fait avoir comme ça en achetant Le froid modifie la trajectoire [...]
Ping par Je parle de moi (et de livres un peu) « La taupinière avril 2, 2009 @ 6:06Monsieur William, j’ai lu votre livre d’une traite…Marrant, surtout que j’habite Granby, j’ai travaillé 2 ans à Knowlton, ma mom habite Ste-Cécile…Vraiment plaisant comme lecture, surtout la mort de Gerry à St-Pie, et l’élégant epilogue…
Serait plaisant de vous rencontrer sur la rue…
Au plaisir!
Commentaire par Dominic Thibeault mai 14, 2009 @ 4:00